Antichrist

Antichrist

Avis, Essais, Comparer   Antichrist

Date de sortie : 03/06/2009

Réalisateur : Lars von Trier
Acteurs : Charlotte Gainsbourg, Willem Dafoe
Durée : 1h44
Années : 2000-2010
Origine : Danois
Public : Interdit -16 ans

Notes moyennes des avis

Scénario & Dialogues  Antichrist : Scénario & Dialogues : 1,00/4 
Mise en scène & Réalisation  Antichrist : Mise en scène & Réalisation : 2,00/4 
Jeu d'acteur  Antichrist : Jeu d'acteur : 3,00/4 
Scènes érotiques  Antichrist : Scènes érotiques : 1,00/4 
Intérêt du film  Antichrist : Intérêt du film : 1,00/4 

 
avis utilisateurs  (1)
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par Lavax F 300
18.06.2009

Scénario & Dialogues 1/4
Mise en scène & Réalisation 2/4
Jeu d'acteur 3/4
Scènes érotiques 1/4
Intérêt du film 1/4
Note Générale 1/4
Les plus : jeu des acteurs, beaux portraits photographiques
les moins : excès de symbolisme, ennuyeux, consternant

Qui a suivi le festival de Cannes cette année n'a pu manquer les polémiques qui ont animé la projection du film: alors que Charlotte Gainsbourg obtient le prix de la meilleure interprétation féminine pour le rôle qu'elle y incarne, d'autres dénoncent un film sadique, misogyne, et gore.

Le dernier film de Lars von Trier ne laisse pas indifférent: on aime passionnément, ou pas du tout.

Présentation
L'histoire repose sur une scène initiale, donnée en début de film, en noir et blanc et au ralenti, mais non entièrement livrée. Nous n'y aurons accès en totalité que vers la fin.
Une femme (Charlotte Gainsbourg) faisant l'amour avec un homme (Willem Dafoe), au moment de la jouissance.
Leur enfant - il neige - prenant une chaise, montant dessus, tombant par la fenêtre, mourant.

L'histoire est celle de ce "deuil": l'homme, psychothérapeute, décide de s'occuper lui-même de la propre thérapie de femme.

Avis
Il s'agit là du résumé le plus plat qu'on puisse faire; le film veut, au contraire, présenter une accumulation d'interprétations: interprétation que le mari fait de ce que sa femme lui dit, interprétation que nous faisons du film, interprétation que la femme fait de sa vie...
Les animaux parlent, tenant quelques propos métaphysiques: "le chaos règne" (1). Les personnages s'auto-mutilent, excision, masturbation jusqu'au sang, pénétration d'instruments dans le corps. La nature est stylisée. Des tableaux à la Jérôme Bosch apparaissent, etc. Flots de références à Freud, à Nietzsche, etc.
Il serait trop long de donner la liste de tous les clins d'oeil, de tous les symboles qui courent le long du film.
Un arbre n'est pas un arbre, mais L'Arbre, symbole de L'Arbre; le lieu où se rendent les personnages pour la cure n'est pas une maison de campagne, mais Eden, un symbole de lieu, le Lieu symbolique - le Jardin; Charlotte Gainsbourg n'est pas une femme, mais la Femme, lui est l'Homme; là-haut, il y a Satan, etc., et Satan, peut-être est-ce la Femme, etc...

Les massacres (façon "massacre à la tronçonneuse", mais en moins bien, parce qu'on n'en assume pas la vulgarité) s'enchaînent mécaniquement: mutilations prévisibles, qui, du coup, n'ont rien d'insoutenable (2), mais virent au comique.
Dans la salle où j'étais, quelques gens ricanaient.
Il m'est aussi venu l'envie de rire (Normal?: Lars von Trier trouve, en effet, que son film est drôle (3)), sur le thème: "c'est pas vrai, il ne va pas nous infliger ça?! Si? Si!"

Finalement on ne sait plus. Un ami, partisan du "tout au second degré", tient que c'est du second degré... Soit, mais j'avoue que c'est fatigant de se creuser la tête pour savoir où on en est: premier, deuxième, troisième? et qu'est-ce que les symboles symbolisent? ceci, cela? rien?
Les procédés cinématographiques (ralenti, mélange noir et blanc/ couleur), le découpage en chapitres, sont vieillots. Et la durée paraît longue.

A la fin des fins, on s'ennuie de cette prétention intellectuelle: appelons un chat un chat, et un sexe un sexe.
Et allons voir un bon film d'horreur.
C'est ce qu'on a de mieux à faire.

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